Connaissez-vous vraiment votre café ?

Il est généralement admis que le café est originaire d’Éthiopie où il pousse sous les canopées des forêts équatoriales, mais on sait moins qu’il existe un autre berceau génétique pour le café : Madagascar¹.

La légende veut cependant que la boisson du café fut inventée par un berger éthiopien qui pensait que ses chèvres étaient ivres après avoir mangé le feuillage et les cerises d’un caféier.

Ce n’était pas l’alcool mais bien la caféine qui agissait sur leur comportement.
La boisson n’a alors cessé de croître en popularité jusqu'à nos jours, et pour preuve, beaucoup d’entre nous ne sont plus capables de se passer de ce breuvage.

L’habitude s’est vite répandue et la consommation de café s’est accrue de manière exponentielle avec l’occidentalisation des modes de vie dans divers pays tels que le Japon dans les années 70 ou plus récemment, le Maroc ou encore l'Egypte². En 2015, le président de l’organisation mondiale du café estimait que la consommation de café a presque doublé en 20 ans³.

Le café est aujourd’hui la deuxième commodité la plus échangée derrière le pétrole brut.
Le modèle économique actuel demande pour fonctionner de l’énergie physique d’un côté et cérébrale de l’autre, et ce en méprisant la santé ; celle de l’individu, mais aussi celle de l'environnement.

Ce sont pourtant là deux facteurs essentiels pour une croissance économique durable qui tend avant tout vers le bonheur, l'épanouissement et la sagesse nécessaire à l’évolution humaine qui, consciemment ou non, reste le moteur de tout individu dans la vie.
Tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir dit-on ? Mais de quel espoir parle-t-on ? Celui d’évoluer ? De changer ? Que les choses s’améliorent bien sûr !

Idriss Aberkane répète régulièrement que la sagesse, c’est la connaissance de soi. Alors comment s'épanouir en temps que consommateur si nous sommes conscient d’être pris pour du jus de cerveau et que le producteur lui n’est qu’un outil ?
Comment faire lorsque notre modèle qui porte la valeur économique comme un graal, néglige les individus et la nature dont il n’arrive pas à appréhender la valeur réelle dans un modèle de production de richesses archaïque. Il semble bien que nous soyons encore dans le cas où l’être humain s’est rendu esclave d’un système qu’il avait créé pour le servir.

Les conséquences sont bien tristes : en dépit de l’augmentation de la consommation de café, les parents pauvres de notre modèle économique : La Nature et les êtres humains épanouis disparaissent.
Les exploitations agricoles qui opèrent à taille humaine en cultivant des forêts saines où pousse le caféier se raréfient.

A la place, une vision linéaire de réduction des coûts pour être plus compétitif : il faut une optimisation des rendements, permettre une meilleure mécanisation, pour toujours plus de grains sans hommes, car ils ont un coût économique et osent boire à la source du graal : ils demandent de l’argent pour vivre, ou survivre dans le cas de bon nombre de petits producteurs.

Dans cette optique de rendement linéaire, le caféier a été sorti de sa forêt pour former de vastes champs de monocultures.
Non protégé par sa forêt, et sans les services rendus par la diversité que génère la Nature, les traitements chimiques et l’irrigation issus de forages se multiplient pour mener la plante au terme de sa production.

L’environnement du caféier se dégrade et sa chaîne de production de valeur économique se déséquilibre au détriment des caféiculteurs. Il faut rappeler que seulement 0.2% de la matière première produite par le caféier finit dans une tasse de café. En clair, 99.8% est un déchet y inclut le marc de café. Quand une industrie achète une matière première faite à 99.8% de déchets, il est évident qu’elle cherche à payer uniquement les 0.2% ayant de la valeur.

Les intermédiaires : torréfacteurs, exportateurs, encapsuleurs, machines à café se partagent donc la quasi-totalité du gâteau, et ainsi, l’argent généré par l’industrie du café s’éloigne peu à peu de la ferme et des communautés locales pour se retrouver dans les mains de quelques privilégiés à l’autre bout du globe.

C’est le début d’une crise sociale qui s’installe dans les pays producteurs de café. Les jeunes ne voient plus d’espoir dans la culture du café, ils ne souhaitent plus reprendre les exploitations et choisissent à la place de partir vers les villes pour des travaux moins physiques et mieux rémunérés qu’ils ne trouvent souvent pas.

Pour palier à cette décadence, le marché du specialty coffee se développe, propulsé par des consommateurs et souvent passionnés conscients des problèmes que génère l’industrie du café traditionnelle.
L’approche du specialty coffee, celle portée par les baristas s’apparente au monde de l'œnologie avec une notion de terroir et d’arômes complexes dans chaque tasse.

Chaque grain de café est sublimé par la science :

- Dans sa production : par une forêt saine diversifiée avec un sol sain, une eau et un air purs sans utilisation de produits chimiques.
- Dans la torréfaction, différente du café noir à l’italienne, elle permet de faire ressortir du café des saveurs sucrées, acidulées, épicées, avec des notes florales, de baies, ou de confiseries.
- Dans la méthode d’extraction et de mouture : expresso, café filtre en machine ou hand-brew :
la quantité d’eau et la mouture est savamment ajustée pour exprimer ou concentrer les arômes du café. Un soin est également apporté au contenant pour stimuler l’olfaction en même temps que les papilles.

Malheureusement le Specialty coffee est cher : comptez entre 3 à 6 euros par tasse, mais aussi peu pratique, car il nécessite une gestion précise de la température, du volume d’eau, et d’une machine de qualité dans le cas d’un expresso. C’est donc là un frein majeur à l'expansion de la méthode, car un speciality coffee n’est pas à la portée de toutes les bourses de manière quotidienne, mais aussi car, de part le monde, le café instantané conserve les faveurs de bon nombre de consommateurs.

Pour changer le système en place, il faut OUTCOMPETE, littéralement sortir de la compétition : Il faut innover ! Une innovation qui ne fait pas la compétition avec le système actuel mais qui est fondamentalement plus performante. Cela tombe bien car l'industrie du café génère beaucoup de déchet qui sont autant d’opportunités à saisir.

Coffee Pixels propose une approche nouvelle, innovante : révolutionnaire !

Et si je vous disais qu’une dose de caféine  standard ; celle d’un expresso - 50mg -  utilise 8 grammes de café, mais peut  aujourd’hui être produite avec seulement 3g   de café.
Comment réaliser ce miracle alors même  que l’industrie du café ne cesse de presser   les caféiculteurs pour plus de volumes et   répondre au gaspillage que génère la   consommation de café ?
La réponse est simple, évidente !

Il faut faire plus avec ce que la nature produit déjà : en clair, ne plus gâcher. Abolir les déchets qui sont un fardeau pour l’économie, et les transformer en ressources dont tout le monde a besoin pour générer une plus-value économique, écologique et sociale comme Coffee Pixels s’y engage !
Mais revenons-en à notre cerise !
Oui, je dis cerise car les grains de café sont   avant tout produits par un fruit : la cerise de   café.

 

Nous utilisons bien évidemment les graines, mais laissons le plus souvent la pulpe et la peau - appelée cascara - pour nourrir les animaux ou pour le compost dans le meilleur des cas, jetée et polluant les cours d’eau par leur fermentation dans le pire.

Et si je vous disais que le cascara est en fait un Super-aliment ? un alicament ? un nutraceutique ? Il comporte 8 fois plus d'antioxydants qu’une baie de Goji , 4 5 dont tout le monde veut (et pas pour nourrir les cochons) et jusqu’ici personne ne l’utilisait, car dans un système régi par la chimie pour optimiser la production du grain de café tout autre élément du système devient secondaire, inutile,futile.


Le cascara dans une production de café hors de la forêt est donc bourrée de chimie qui ne lui laisse pas exprimer son plein potentiel et qui le rend avant tout dangereux pour la consommation humaine !

Coffee Pixels s'est donc penché sur un moyen d’utiliser l’intégralité de ce que le café produit en gardant l’approche du specialty coffee d’un café sous forêt, seul moyen d’obtenir un cascara des plus riches en antioxydants, et exempt de pesticides.

La solution fut vite trouvée : plus de forêt, plus de diversité.

En effet, si le café fut exporté de l’Afrique vers l’Amérique Latine, le cacao, boisson des incas, a fait le chemin contraire. Tout comme le café, le cacao était à l’origine une boisson prisée par la noblesse européenne, puis fut converti en solide par un britannique Joseph Fry en y ajoutant encore plus de beurre de cacao à la poudre maigre. Le chocolat est né !

Popularisé par le Roi assassin : Léopold II de Belgique qui n’arrivait pas à rentabiliser son investissement dans les plantations de cacao au Congo. Le chocolat acquiert ses lettres de noblesses à la cour, servi en accompagnement d’une boisson chaude.


La même réflexion fût faite pour le café, mais cette fois-ci pour aider les producteurs et non les exploiter.

En ajoutant du beurre de cacao à l’intégralité de la cerise café, on obtient un café solide, sorte de petite barre de chocolat qui conserve tous les arômes du café dans une base neutre : l’eau étant remplacée par le beurre de cacao. Mais pour cela il faut une fôret ! Car oui le caféier et le cacaoyer poussent dans le même écosystème : sous la canopée des forêts !

La mission que s'est donnée Coffee Pixels est simple, prouver aux caféiculteurs qu’une forêt debout est économiquement plus valable qu’une forêt rasée tout en leur permettant de vivre décemment de leur travail et rééquilibrer la chaîne de production de valeur dans l’industrie du café. Pour ce faire, nous achetons l’intégralité de la cerise de café aux caféiculteurs, ce qui multiplie leurs revenus pour la caféiculture par 5. À cela, s’ajoutent d’autres productions forestières telles que le cacao, mais également des épices, des extraits de champignons que nous comptons développer dans nos produits.

Coffee Pixels lance donc le pari de proposer un café de qualité specialty coffee moins cher et avec en prime davantage de bienfaits pour la santé, plus de praticité et un goût unique !

Le tout, servant de support à la transformation du coffee business vers un standard où la forêt est incontournable, et où l’homme et son environnement vivent en harmonie pour atteindre le BONHEUR.

Coffee Pixels propose donc trois choses :

La santé, la santé, et la santé pour reprendre Idriss Aberkane !

Car “We regenerate”, avec ce nouveau café qui offre :

- Un café plus sain pour l’environnement et qui contribue activement au maintien et à la création d’agro-forêts, écosystème hybride entre forêt sauvage et jardin cultivé.

- Un café plus sain pour le consommateur, et plus pratique qu’un café instantané, car sans liquide, moins besoin d’aller aux toilettes ou de transporter un thermos d’eau. En prime des antioxydants - beaucoup d’antioxydants - et des fibres pour nourrir la flore intestinale. Le tout avec une caféine plus diffuse dans le temps grâce au beurre de cacao et aux mêmes antioxydants, ce qui évite les palpitation, les mains froides, les tremblements, etc...

- Un café plus sain pour le producteur, qui vend aujourd’hui plus cher le fruit de son travail car il vend l’intégralité (du fruit) et non juste une partie (les grains), mais aussi car l’efficacité dans la transformation de la matière première nous permet d’avoir un produit compétitif pour le consommateur tout en rémunérant 5 fois mieux le caféiculteur en l'incitant à travailler avec la forêt, la multiplier et l’entretenir.

- Et enfin le dernier point, la santé de l’écosystème, car une forêt qui génère de multiples plus-values pour les communautés locales telles qu’une eau et un air pur etc..., mais sert également de refuge pour de nombreuses espèces animales, végétales, bactéries, champignons ou encore microalgues rendant ainsi des services directs et indirects aux consommateurs et aux caféiculteurs.

Guillaume pour Superfrance et Coffee Pixels : Juillet 2020. site : https://coffeepixels.com/ Instagram : coffeepixelsfr

 

 

 

 

¹ "Current status of coffee genetic resources: implications for ...."

Date de consultation : 16 juil.. 2020.

² "Coffee: World Markets and Trade - USDA Foreign Agricultural ...."

2 juin. 2020. Date de consultation : 15 juil.. 2020.

³ "World coffee consumption almost doubled in last ... - YouTube."

6 oct.. 2015. Date de consultation : 15 juil.. 2020.

"Antioxidant ORAC Value: Coffee Cherry (Cascara) Powder."

Date de consultation : 15 juil.. 2020.

"Antioxidant ORAC Value: Coffee Cherry (Cascara) Powder."

Date de consultation : 15 juil.. 2020.


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