La santé, les Ecosystèmes et les Hommes

Aujourd’hui nous allons parler du lien de santé fondamentale entre les hommes et les écosystèmes.

Quelles sont les limites du “label bio” ?
En quoi notre santé est elle directement liée à celle des écosystèmes ?

Voilà les questions auxquelles nous allons tenter d'apporter des éléments de réponses.

Les limites du “Bio”
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Même si l’on s’accordera à dire que l’agriculture biologique représente un progrès certain par rapport à une agriculture chimique, elle n’en reste pas moins cantonné au simple fait de “faire moins mal”. 

Un label qui n’indique que ce qui n’est pas présent dans le produit, sans garantir aucune plus-value autre que celle de proposer un produit moins mauvais que son homologue non bio.

Les produits locaux (et bio) issus de circuits courts, que l’on peut trouver sur les marchés font généralement partie de l’exception culturelle française et sont les garants d’une meilleure rémunération pour les paysans.

Par ailleurs, les denrées exotiques devenues communes comme le café, le cacao, les bananes, les avocats et certains agrumes posent des questions éthiques vis à vis des normes économiques, écologiques et sociales en vigueur dans l’union européenne.

Ce n’est pas un hasard s’il existe toute sorte de labels par rapport au commerce de ce type de produits… Biologique, Fairtrade, Raiforest alliance, etc.

Coffee Pixels n'a pas pour ambition de juste faire moins mal…

Nous voulons faire le bien, et de manière holistique, pas uniquement pour le consommateur, mais pour toute la chaîne de production ! 

C’est la raison pour laquelle nous avons défini de manière simple la charte BEYOND ORGANIC (pour aller au-delà du bio) qui consiste en 3 points : 

Sain pour le consommateur.

Sain pour le caféiculteur.

Sain pour les écosystèmes. 

Ainsi nous :

- valorisons la confiance de nos consommateurs dans la révolution  de la
caféiculture régénératrice.
- travaillons seulement avec des caféiculteur engager à
ne pas utiliser la chimie.
- nous sommes sur de proposer un bio qui
régénére les écosystèmes.

La santé de l’écosystème pour la santé du consommateur
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Ce qu’il faut comprendre avec la santé, c’est qu’elle fait partie intégrante du bien commun ! 
Comme il vous sera toujours difficile d’avoir une eau potable si celle-ci a été polluée en amont, la santé doit se travailler sur toute la chaîne de production ! 

Dans la même logique, un organisme en bonne santé engendre une santé commune.

A ce propos, avez-vous déjà entendu parler des métabolites secondaires des plantes ?

En biochimie, on décrit comme métabolisme primaire des plantes la fabrication de protéines, de sucre et de graisse nécessaire à l’existence physique de la plante.

Le métabolisme primaire peut être comparé à un immeuble.

Par exemple, les fibres qui forment la tige sont constituées de sucres dont la composition est invariable à tous végétaux.
Si je dis qu’une tomate comporte 2 % de protéines alors cela restera globalement une vérité peu importe le lieu de culture de cette tomate. 

Par opposition, les métabolites secondaires (issu du métabolisme secondaire) sont des substances synthétisées par la plante de manière variable en réponse à son environnement direct.

Le métabolisme secondaire peut être comparé à la décoration d’un appartement.

Cette notion et d’une importance capitale dans l'aromathérapie : une même espèce de thym (thymus vulgaris) produira une huile essentielle aux propriétés ou aux parfums rigoureusement différents selon l’endroit où il est cultivé.

Vous l’aurez compris, les huiles essentielles font partie de ces fameuses métabolites secondaires.

Ces molécules qui sont à l'origine des propriétés médicinales et gustatives des aliments que nous consommons !

Parmi ces métabolites secondaires se trouvent également des substances antioxydantes.
Par exemple pour la tomate, c’est le lycopène qui lui donne une belle couleur rouge et la protège des UV. 

Une fois ingéré dans notre corps, le lycopène conserve ses propriétés antioxydantes et apporte de nombreux bénéfices à notre organisme. 

Par son évolution, la nature a systèmatiquement appris à produire en fonction de ce qui est localement disponible.

La plante trouvera toujours la meilleure manière de répondre aux contraintes qui lui sont imposées, tout en optimisant sa production de substances issue de ces métabolites secondaires, souvent bénéfique pour la santé humaine. 

La cerise du café ne fait pas exception.
C'est la raison pour laquelle les grands crus de cafés, sont systématiquement cultivé sous la canopée des forêts tropicales, écosystème originel du café.

C’est l’une des raisons pour laquelle le label bio ne nous semble pas prendre en compte toutes les subtilités du monde végétal.

Sans critiquer un label qui répondait aux besoins de son époque, aujourd’hui il nous semble important d’aller -BEYON-, au-delà du label bio, afin de faire émerger un nouveau paradigme de production garantissant la santé comme un élément fondamental du bien commun !

Pixels après Pixels, des forêts NOUS régénérons !

A très bientôt !

Guillaume pour Coffee Pixels France.


2 commentaires

  • Alex EZ

    C’était riche et plaisant a lire!

    Merci Guillaume ! =)

  • Lucien

    Article très intéressant, merci !


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